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jeudi 3 février 2011

The Wendy Darlings : Meilleur groupe de Pop-Rock du monde depuis 1492.

Il est assez rare que je puisse dire d'un groupe actuel "j'ai tous leurs vynils" en sautillant comme une groupie frénétique, cela me manque d'ailleurs terriblement dans la vie de tous les jours. C'est pourtant une des multiples qualités des Wendys Darlings, petit groupe de rock clermontois à tendance retro pop, qui a probablement du sortir un cd ou deux, mais dont je ne possède que deux 45 tours que j'ecoute regulierement, chose rare pour ce genre de support certes mignon mais tout de même assez contraignant.. Quelque part entre les Moldys Peaches (Pour le coté garage/chaotique) et Pavement ( Pour le coté euh... garage/chaotique aussi.), les Wendy Darlings dispensent une énergie surprenante et communicative dans des riffs d'une efficacité rare. Mais tout aussi à l'aise avec les balades les plus pop, le groupe fait preuve d'un sens surprenant de la mélodie entêtante et de la ritournelle que l'on retient trop facilement, au point qu'on pourrait presque leur en vouloir de s'introduire avec une telle persistance et une telle facilité dans nos esprits.
Attention, il semblerait que beaucoup de groupes utilisent le nom The Wendy Darlings. Méfiez vous des imitations !

Un petit univers à mi chemin entre le SM et le rose bonbon, follement sixties sans jamais être ringard, les Wendys Darlings réalisent l'exploit de me faire trouver la langue allemande sexy, ce qui relève du miracle tant mon aversion pour le vocable germanique est grande. Bien sur, tout n'est pas parfait. On sent ici et la quelques petits tâtonnements, un enregistrement un peu chaotique, des voix pas toujours très justes, et des performances sur scène mémorables à défaut d'être techniquement irréprochables... Mais loin de nuire à l'ensemble, tout ça rend le groupe un peu plus chaleureux, vivant et authentique. La voix inimitable de la chanteuse, qu'on croirait née pour chanter dans un groupe de ce genre, des instrus simples et efficaces qui fonctionnent à chaque fois, cela peut sembler trop beau pour être vrai mais pourtant les Wendys semblent avoir trouver la recette magique pour systématiquement éviter d'être chiant. Ces gens la jouent du rock, avec tout ce que ça implique d'approximation, d'énergie et de joie de vivre, sans jamais chercher à "trop en faire" et c'est une qualité suffisamment rare pour être mentionnée aujourd'hui.

Links :
The Wendy Darlings - Enormous Pop
The Wendy Darlings - Kojak sucks lollipops in HELL
The Wendy Darlings - Sunday So Bored
Un myspace rempli de musique , rien que pour vos beaux yeux.

mardi 18 janvier 2011

Un javelot aromatisé au LSD

Wow ! Voici le genre de javelot par lequel on aimerait se faire transpercer un peu plus souvent ! Difficile de s'attendre à autre chose que de la médiocrité quand on a à faire à un énième groupe lo-fi, qui vient qui plus est d'un Brooklyn dont le foisonnement musical est blasant ! Difficile d'être rassuré à la vue d'une énième pochette aux couleurs criardes telle que celle de No Màs...Mais les deux allumés de Javelin ont un son bien à eux ! No Màs est un album joyeusement psychédélique, la pop funky d'une classe maternelle qui aurait abusé de cookies aux ingrédients mystèrieux...Ce kitsch peut aussi faire penser aux jingles de chaînes de télé-achat, ou encore, pour finir à la bande originale de quelques films pornographiques vraiment mauvais (…).

La pochette de No Mas qui respire la sobriété.

Cependant, je vous rassure, en écoutant Javelin on pense aussi à d'autres groupes, des incontournables pour tout junkie qui se respecte comme The Avalanches, ou encore Neon Indian. Les deux gus se réclament d'ailleurs plutôt du sampling et du hip-hop, fans qu'ils sont des productions de Girl Talk  et de J Dilla (comme on les comprend). La fraîcheur du Javelin de Brooklyn est pénétrante (pardonnez la métaphore phallique, je n'arrive pas à me faire au nom de ce groupe), un kitsch assumé qui fait du bien quand on est fatigué du psychédélisme des groupes qui joue la carte du revival 70's. Et puis mieux vaut écouter la musique d'heureux drogués que d'essayer d'esquiver la dépression hivernale en gobant les produits des vilaines industries pharmaceutiques.

Non ? 

  

mardi 28 décembre 2010

Rock'n roll et saveur du terroir : Une alchimie surprenante

Le rock n'est pas forcement le point fort des musiciens français. Mis à part quelques groupes à succés qui persistent tant bien que mal, la majorité des formations restent la plupart du temps bloqué au niveau de la chanson pour midinettes adolescentes. Depuis toujours, on s'est habitué à ce triste constat, et on se tourne naturellement vers l'étranger quand le besoin de riffs puissants et de solos démentiels se fait trop pesant. A tel point que lorsque j'ai appris que The Marshals étaient un petit groupe venu de Moulins, bourgade perdue au fin  fond de l'Auvergne, j'ai tout d'abord refusé d'y croire, avant de me rendre à l'évidence : ces gars la échappaient mystérieusement à la malédiction qui touche nos compatriotes et délivraient un son brut et puissant, sans fioriture, sans superflu. Une guitare, une batterie, une voix, et rien de plus. On pense aux Black Keys dès les premiers accords, à croire que les gars se sont pointés avec le dernier album des américains dans les mains et ont dit à leur producteurs : On va faire pareil.

The Marshals sur scène : On est loin d'un orchestre symphonique

Et aussi incroyable que ça puisse paraître, ça a marché. The Marshals  marchent dignement dans les pas de leurs idoles, et n'ont pas à rougir de leurs productions, qui égalent largement les canons du genre. C'est bien simple, tout est la, la puissance, l'efficacité mais aussi une science du riff et du solo de guitare digne des plus grands. On croit entendre au détour d'un solo particulièrement bien ficelé, un je ne sais quoi de Hendrix qui réchauffe le coeur, un peu de l'élégance bluesy des Whites Stripes peut être aussi, ou par moments les attaques de guitare hachées et acérées de The Kills. Les pistes se succèdent et ne se ressemblent pas (ou peu) alternant entre débordement d'énergie furieux et ballades apaisantes, sans jamais briser cette belle unité de son, ce petit univers garage et brut de décoffrage dans lequel on se laisse emporter sans rechigner. Le son des Marshals est puissant, sexy et sans concession, et on en redemande.

Links :
Le myspace des Marshals (Je crois que c'est le seul moyen d'écouter leur musique sur le net, ils ont sorti un album récemment mais je pense qu'il est difficile à trouver hors Auvergne. Bon courage.)